Impliquer les habitants

Améliorer l’information

L’information des citoyens, en dehors de quelques grandes campagnes de communication, est très insuffisante. Informer les citoyens sur l’action municipale est pourtant essentiel !

Repenser et faire vivre certaines instances municipales

Afin de faire vivre la démocratie délibérative, nous proposons un remaniement important des instances de démocratie locale avec notamment un effort de simplification pour une meilleure lisibilité :

– redéfinition du fonctionnement des Maisons de quartier

– renforcement du rôle des Conseils de quartier (Conseil Citoyen, dans les quartiers relevant de la politique de la ville) 

– suppression du Conseil des Sages et intégration dans les conseils de quartier.
Pourquoi ?
Il ne nous paraît pas opportun de maintenir ce conseil. Cela ne correspond pas aux pratiques intergénérationnelles que nous souhaitons mettre en place.

– maintien du Conseil municipal des enfants
Pourquoi ?
Un conseil uniquement consultatif et à vocation essentiellement symbolique… peut manquer d’intérêt et d’ambition pour des adultes… mais la symbolique, la pédagogie est utile pour des enfants, des citoyens en formation. Nous validons globalement le conseil municipal des enfants tel qu’il fonctionne aujourd’hui. Il faudra sans doute prévoir quelques retouches pour impliquer plus d’enfants et tisser un lien plus fort avec les écoles de Chalon (et des actions spécifiques dans les écoles voir nos propositions en ce sens sur le site).

Les Maisons de quartier

Notre vision générale :
La Maison de quartier s’occupe de l’animation au quotidien
Le Conseil de quartier de l’élaboration à plus long terme.
Il doit selon nous y avoir une plus grande synergie entre les deux structures.

Nous proposons que le(a) directeur(trice) de chaque Maison de quartier soit recruté(e) sur projet et une fois recruté puisse travailler avec la plus grande autonomie possible avec un budget défini à l’avance pour la totalité de la période considérée, par exemple.

La mairie pourra et devra bien entendu dialoguer avec la Maison de quartier mais en n’ayant qu’un droit de regard a posteriori et en évitant toute « ingérence ».

Les conseils de Quartier

Les conseils de quartiers sont au niveau national régulièrement critiqués pour leur manque d’indépendance et la concurrence qu’ils feraient à d’autres “structures”, les associations de quartiers, notamment.

Les conseils de quartier sont souvent uniquement consultatifs et vu comme « occupationnel » » (via des multiples commissions de travail avec peu de réalisations concrètes)  et cadenassés par la mairie. Depuis le début des années 2000, l’activité des conseils de quartier connaît par ailleurs un véritable reflux, caractérisée notamment par une très grande difficulté à attirer de nouvelles personnes…

La mise en place des Conseils de quartier sont obligatoires pour les villes de plus de 80 000 habitants. Les communes dont la population est comprise entre 20 000 et 79 999 habitants peuvent également en créer.

Il existe donc très grande liberté pour définir le périmètre des Conseils de quartier et leurs prérogatives. 

Le conseil de Quartier devra être le premier échelon de la démocratie délibérative que nous appelons de nos vœux et pour séduire les futurs participants et donner du sens à la participation et à l’engagement, il faut s’éloigner du seulement consultatif et de l’occupationnel.

Nous proposons l’évolution de sa composition et du nombre de ses membres

Aujourd’hui 12 personnes composent le conseil de Quartier. Nous pensons qu’il faut élargir. Ce sera difficile mais possible si les habitants ont la conviction que leur participation sera utile. 
Qui ?
Bien sur des habitants, des acteurs associatifs et des commerçants, comme c’est déjà le cas aujourd’hui…

Il faudra veiller à une plus grande publicité au moment de la constitution, une plus grande représentativité du conseil de Quartier, au delà d’un réseau d’initiés.

Aujourd’hui, un représentant est désigné dans chaque Conseil pour animer l’instance aux côtés de l’élu du quartier.

Demain, nous proposons d’inverser : chaque conseil de Quartier élira un Président parmi ses membres et l’élu municipal du quartier animera l’instance aux côtés du Président du conseil de Quartier

Le Président du conseil de Quartier pourra être un habitant du quartir, un responsable associatif œuvrant sur le quartier…

Des pouvoirs délibératifs et de saisine accrus :

– La concertation, les échanges Conseil Municipal / conseil de Quartier devront être exemplaire.

– la consultation devra être obligatoire avant tout aménagement/réaménagement d’importance.

– Obligation d’un retour étayé techniquement de la municipalité sur les demandes, la faisabilité

– le conseil de Quartier est responsable de sa communication (projets ou objectifs)

– le conseil de Quartier doit être le lieu du débat, de l’échange de l’argumentation : concertation équitable et transparente  des citoyens et des professionnels.

– obligation de donner une information équilibrée qui laisse place à des expressions diverses ou divergentes.

– Possibilité d’organiser la saisine du Conseil municipal par pétition (seuils à déterminer)