Démocratie participative ou démocratie délibérative ?

De nombreux partis et/ou collectifs qui sont en train de constituer des listes pour les élections municipales se sont emparés de la “démocratie participative”,  serpent de mer de la vie politique française depuis au moins les élections présidentielles de 2007…

La démocratie participative se heurte à une de ses limites : le manque d’intérêt et d’engagement d’une grande partie des électeurs… Réussir en quelques mois le pari de la démocratie participative afin de constituer un programme et de bâtir des propositions nous paraît hasardeux. Et il est à craindre que le programme qui sortira de cette démarche n’ait de participatif que le nom…

Nous avons fait un autre choix, un choix associatif, en essayant d’obtenir la participation la plus large de nos concitoyens, avant les élections, mais sans tout attendre de cette participation et en commençant à faire des propositions.

Pour nous, le rendez-vous démocratique local incontournable a lieu tous les 6 ans et il s’appelle ELECTIONS MUNICIPALES ! 

Est-ce à dire qu’avant, entre deux élections et après, électeurs, associations, opposition municipale sont condamnés au silence en attendant le grand renouvellement 6 ans plus tard ? Bien sur que non ! Si nous sommes en responsabilité, nous mettrons en place un certain nombre d’outils pour faire vivre la « Démocratie délibérative ».

L’équipe municipale applique le programme pour lequel elle a été élue et pour tout ce qui sort de ce cadre (définition des modalités concrètes, par exemple), elle fait appel à la démocratie délibérative.

L’idée principale de la démocratie délibérative est qu’une décision politique est réellement légitime lorsqu’elle procède de la délibération publique de citoyens égaux. Par rapport à la démocratie participative, elle met l’accent sur l’exigence de débats argumentés entre les citoyens. L’objectif est de mettre en place les différents processus permettant la participation du public à l’élaboration des décisions, pendant la phase de “construction”. A la fin, c’est l’assemblée élue qui tranche.

Nos propositions ont donc pour double objectif de mettre en place une bonne gouvernance et de faire vivre la démocratie délibérative.