Quelle gouvernance ?

La gouvernance devient un enjeu lorsqu’un candidat fait campagne sur quelques thèmes forts mais qu’une fois devenu maire il dévie rapidement des engagements de campagne… Les exemples sont nombreux :

– déclarer vouloir être « maire à 100 % », « un maire dans sa ville », s’opposer au cumul des mandats, c’est bien. Mais devenir vice-président d’une structure intercommunale quelques semaines après avoir été élu maire par le conseil municipal, être élu conseiller régional 1 an et demi plus tard et être candidat aux élections législatives, 3 ans plus tard, en sachant pertinemment qu’en cas de victoire, la nouvelle réglementation prévoit une incompatibilité entre les fonctions de député et celles de maire et donc être amené à renoncer à un des deux mandats… Ce n’est pas de la bonne arithmétique !

– déclarer vouloir être le maire de la concertation, être “à l’écoute des préoccupations de chacun”, dialogue et échange “qui seront “la marque de fabrique de notre mandat”, “écouter pour mieux décider”, “référendums sur les grands aménagements”, c’est bien. Mais commencer par diminuer de 25 % le budget des associations (sans bien entendu avoir fait figurer cette mesure dans son programme) et gérer le projet d’aménagement de la place de Gaulle comme il l’a été… Ce n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler de la concertation !

La mauvaise gouvernance, c’est aussi, pour nous, lorsque le maire s’empare de sujets hors prérogatives municipale et prétend apporter des solutions. Les municipales ne sont pas des élections législatives ou présidentielles en miniature ! Le maire n’est pas un Premier ministre local ! Faire semblant de pouvoir s’occuper de tout crée rapidement la désillusion et nourrit inéluctablement l’abstention…

Nous ne voulons pas de cette gouvernance-là pour notre ville !